samedi 27 août 2011

loustic sous le stick ... 34


Dans la cuisine, coup d’œil rapide sur la pendule du four : 5h17 … Plus que deux heures tout au plus avant le début d’une journée qui sera longue et difficile. Et pas un seul comprimé de somnifère sous la main …
Revenu dans la chambre, je trouvais Mademoiselle Marina assise dans le lit, calée par son oreiller auquel elle avait ajouté le mien. Elle m’attendait ainsi, nue, poitrine arrogante exhibée sans pudeur. Elle fumait, semblait énervée.
« J’ai changé d’avis. Viens ici face à moi … avec ton bol. C’est moi qui vais te vider.
-         Ah ? … Bien Maîtresse.
-         Ce n’est pas par pitié que je vais le faire loustic. Et ce n’est pas non plus une gâterie que je t’offre en récompense … C’est juste que j’en ai envie … non non tu ne parles pas ! … Approche ! … Plus près ! … Cette érection est indécente ! … regarde-moi ça, tu mouilles encore comme une salope ! ça te dégouline du gland ! … Bon … tiens le bol à proximité, pas question que tu gicles ailleurs, mes draps sont propres … C’est moi qui décide du rythme, c’est moi qui décide quand je t’autorise à cracher ton venin … Si jamais tu te répands avant que je te donne le feu vert, tu le regretteras … Baisse les yeux … ne quitte pas ma chatte du regard … et je ne veux pas un mot, pas un soupir, pas une plainte … c’est parti ! »

Cette mise en condition n’altérait pas le moins du monde mon excitation, bien au contraire. Je m’attendais à une branlette rapide, brutale, inspirée par le désir d’en terminer au plus vite. Ce fût tout le contraire. Mademoiselle Marina prit un malin plaisir à des caresses lentes, savamment dosées, expertes et savoureuses. Capturée par deux de ses doigts, ma verge tressautait de plaisir, libre dans des gestes sans pression. Comme si Mademoiselle Marina me faisait l’amour avec ses doigts, alternant les allers-retours effleurant toute la hauteur du pénis, palpant et soupesant les bourses avec délicatesse. Comment, combien de temps pourrai-je tenir sans éjaculer ?
La vue de cette féminité entrouverte, de ce coquillage sacré, que je pressentais le désir de s’écarquiller pour offrir à la lumière le nacre rosé de son velours, n’arrangeait pas mon inquiétude.
La hampe enflait encore, le gland était totalement décalotté, d’un rose sombre presque violet, et ma branleuse s’appliquait à titiller le frein, tendu au maximum.
Puis, un doigt tapota le gland, une vingtaine de fois, et je crus vraiment que le point de non-retour était atteint. Subitement lâché, le sceptre bandait dans le vide, perdu, à l’agonie d’une petite mort certaine, trépidant seul.
Je compris que ma Maîtresse avait perçu que la moindre pression, le moindre contact de ses doigts allait déclencher l’irréversible déferlante spermatique. Consciente, et aussi très experte, elle avait choisi de laisser un temps mort, non sans se douter que l’absence de geste constituait une torture supplémentaire, fort subtile. Attendait-elle que je réclame, que je la supplie de me reprendre en main ? S’est-elle aperçue qu’un instant, j’ai fermé les yeux, serré les dents, mordu l’intérieur de ma joue, et retenu mon souffle ? Peut-être, mais je ne connaîtrai pas la réponse.
« J’aime bien voir ta petite queue vibrer ! … ça va mon loustic ? … non ne réponds pas je suis certaine que tout va bien … tu vois … je ne suis pas pressée … je sais bien que toi tu l’es davantage mais … eh ! … c’est moi qui pilote ! … je n’ai plus trop sommeil et c’est de ta faute … mets-toi l’index dans le cul … ça va peut-être te calmer … allez ! »

Bien obligé d’obéir à cet ordre, en commettant un geste aussi dégradant … oh bien sûr, je n’en étais plus à ça près … mais j’étais effectivement pressé d’en terminer.
Mademoiselle Marina, malgré tout ce qu’elle venait d’endurer, était bien éveillée, et très joueuse.

... à suivre ...



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