mardi 11 octobre 2011

loustic sous le stick ... 37





La commode en question recélait, je ne l’ignorais pas, un impressionnant attirail. Les godes, dans le tiroir qui leur est réservé, étaient soigneusement alignés dans leurs compartiments respectifs, étiquetés avec le nom de baptême dont les a affublés ma propriétaire. Le mode de rangement n’était ni la couleur, ni la taille, ni la forme, ils étaient disposés par ordre alphabétique de prénoms ou sobriquets. Un coup d’œil rapide me permet d’assurer qu’ils étaient au moins une vingtaine ! Du monstrueux « Colosse » d’un noir d’ébène, qui avait officié entre les mains de Sofia quelques heures auparavant, causant le traumatisme de Mademoiselle Marina, au fin calibre de l’olisbos ivoire baptisé « Riquiqui », en passant par le double-gode rouge carmin répondant au surnom de « Laurel et Hardy », toute la gamme des tons et des formes prouvait l’intention non-discriminatoire de Mademoiselle Marina. N’importe quel collectionneur obsédé ou patron de sex-shop aurait à coup sûr complimenté la propriétaire quant à la variété et la richesse de cet outillage. Que dire de l’impressionnant et angoissant « Papy Mathieu » … objet dont la forme ne s’inspirait que très peu du phallus, sorte de gourdin préhistorique en résine bleu outremer, sans couille, qui devait bien mesurer 25 centimètres au-delà de sa poignée-pistolet, et en son plus fort renflement, une dizaine de centimètres de diamètre ! Mais la vraie particularité de cet engin se remarquait à la multitude de picots qui en recouvrait le corps, et dont l’efficacité lors de la pénétration devait mêler un plaisir raffiné à une douleur stimulante.
L’objet choisi par Mademoiselle Marina pour l’honorer, et dont elle attend le retour, est, a-t-elle précisé, un gode translucide … J’en vois au moins 3 qui pourraient correspondre à cette courte et trop imprécise description, mais n’en retiendrai que 2 ... car le troisième me semblait presque à l’évidence à écarter de la sélection. C’est un gode tout simple, en plexi translucide légèrement rosé. Il a la forme d’un pénis sans testicule, comme si le fabriquant proposait un substitut de mâle émasculé. Mais surtout, ce qui motiva ce non-choix, fût le sobriquet dont il est baptisé … « loustic » !!!
Une question s’imposa à moi : « Mademoiselle Marina se sert-elle de cet objet ? » …
Et une autre aussitôt : « Qu’est-ce qui motive cette homonymie avec mon sobriquet ? »
Les mensurations peut-être … Ou bien ce baptême est-il une marque de tendresse à mon égard, ou encore la preuve que ma Maîtresse voit en moi un gode humain ? Ou … J’y réfléchirai plus tard, car si je tarde trop, elle va me gronder !
J’embarque donc les deux modèles translucides : « Hugo » … beau braquemart en cristal incrusté de perles violettes, joliment cambré, gland décalotté, vraiment très réussi dans sa forme imitant à la perfection un membre aux mensurations sérieuses … et « Massimo », plus simple, plus … dépouillé, en résine opalescente, éclairée de l’intérieur de discrets leds produisant une lumière tamisée et orangée.

... à suivre ...


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