jeudi 17 novembre 2011

loustic sous le stick ... 39


Ne pas voir est frustrant, mais cette frustration m’arrange à l’instant présent. Par contre, une nouvelle pénétration anale, je trouve que ç’est abuser, et je crains l’overdose.
En position requise, me voici donc occupé à tenter de faire entrer l’engin imposé. Je peine, car mon anus refuse l’intrusion.

« Tu traînes loustic ! …
-         Maîtresse je n’y parviens pas …
-         Suce le un peu, tu verras, il entrera bien mieux ! »

Je suis ce conseil, entamant un simulacre de fellation qui n’a rien de glamour, et dans l’unique intention de lubrifier ce vit en forme de vis géante.
Effectivement, cette préparation s’avère bénéfique, et je dois reconnaître que le design en spirale est une trouvaille qui se révèle efficace.
Ainsi planté, Aladin installé profondément dans mes entrailles, il ne me reste plus qu’à attendre les effets désirables d’Hugo sur l’anatomie intime de ma Maîtresse. Privé de l’image, je suis tout de même destinataire des éléments sonores. C’est à l’oreille, que j’imagine ce qui se déroule dans mon dos.

Le lecteur attentif que tu es ne manquera pas de me faire cette réflexion : « loustic, si tu regardes le miroir, tu devrais pouvoir bénéficier aussi de l’image ! » … Eh bien non désolé ! Ce que me renvoie le miroir, ce n’est que ma propre silhouette, car Mademoiselle Marina, placée dans le même axe, est masquée par son soumis au premier plan ! Je vois bien les deux pieds de la jeune femme et le début de mollets, écartés de chaque côté, mais rien d’autre. Cependant, je suis content que tu suives, lecteur ! Et merci de partager ma frustration !

J’en reviens à ce que j’entends. Je discerne des sons, des chuintements à peine audibles, mais que je sais reconnaître. Le bruit léger que fait Hugo, par ses vas-et-viens dans le fourreau de Mademoiselle Marina. Un bruit humide, petit clapotis qui témoigne de la performance aphrodisiaque de cet amant de cristal.
Sans connaître cet Hugo, je présume qu’il jouit d’un crédit bienveillant auprès de ma Maîtresse. Elle n’a pas choisi celui-ci pour rien … Ca m’agace ! Ca m’agace parce que j’échafaude un scénario qui n’est peut-être qu’une fiction, une vue de mon esprit perturbé par la jalousie. Hugo, Massimo et autres Hercule ou Sébastien, n’existent peut-être pas, n’ont jamais rencontré Mademoiselle Marina ! Elle a très bien pu, compte tenu de l’aptitude créatrice de cette artiste à l’imagination débordante, créer ces personnages sans référence à des relations. 
Pourtant, elle a bien évoqué le « jumeau » d’Hugo, parlant d’un amant, ça ne fait aucun doute … et elle a dit aussi qu’elle devait appeler Massimo ! On ne téléphone pas à un gode …
Je fatigue sérieusement là …

Le souffle de Mademoiselle Marina semble s’accélérer, et je perçois des gémissements, annonciateurs de son plaisir.
Se contente-t-elle de titiller son clitoris à présent ? Les chuintements mouillés semblent terminés … à moins que ce bruit discret soit masqué par la complainte de sa jouissance ?
Je ne le saurai pas.
Ce que je constate en revanche, c’est qu’elle est désormais bien engagée sur le chemin de l’orgasme, car à présent, les gémissements timides font place aux râles, ponctués de petits cris, comme des signaux d’alerte, comme un refrain.
Enfin, c’est la déferlante et son concert. Le chant devient rugissant. Le râle se fait agonisant. Elle est partie. Elle arrive. J’en ai les larmes aux yeux. Emu par la beauté de cette symphonie.
Je vois la vague qui l’emporte, l’élève jusqu’à la crête, brise son élan, étanche sa soif de plaisir, puis la rend, apaisée, la dépose délicatement sur la plage, épuisée, vivante, heureuse.
Pourquoi ne suis-je pas la houle qui sculpte cette vague ?

« loustic …
-         Oui Maîtresse …
-         … c’était fabuleux !
-         Oui … j’ai entendu Maîtresse. Je suis heureux pour vous.
-         loustic … tu peux te débarrasser d’Aladin …
-         Merci Maîtresse
-         loustic … viens te serrer contre moi …
-         Volontiers Maîtresse. Merci …
-         Embrasse-moi … »

Me croirez-vous si je vous dis que je ne me suis pas fait prier ? C’était un simple baiser, pas une galoche ! Un baiser tendre, un baiser chaste, le contact de nos lèvres effleurées, un baiser d’amour. Un magnifique présent.


Je suis resté dans ses bras quelques minutes, blotti contre son sein, hagard, abruti de bonheur. Elle était douce, affectueuse, me caressant délicatement la nuque. C’est dans cette posture que j’ai vu se yeux se fermer, et son sourire témoigner de son bien-être. Mademoiselle Marina s’endormit.
J’avais le choix entre m’écarter d’elle, sans je crois, risquer cette fois de l’éveiller, tant son sommeil devint vite profond, et rester.
Je suis resté.
Etant moi-même épuisé, n’ont eu le temps de me traverser l’esprit que quelques images d’océan tranquille, après le passage du cyclone. Comme un bébé repus, je me suis endormi dans les bras d’une Princesse.


FIN de la 1ère partie

EPILOGUE

C’est avec cet épisode, dans la quiétude nocturne d’un sommeil attendu, que je signe la fin de cette première partie de l’histoire de loustic. En espérant qu’elle vous a procuré quelque émotion, quelque excitation, quelque réflexion … quelque chose.

J’entends d’ici mon co-blogger Eric se plaindre, crier au scandale, déçu de ne pas se régaler des supplices promis lors de son séjour chez Mademoiselle Natalia … A chacun sa peine l’ami ! La tienne sera l’attente ! Imagine pourtant le plaisir pour toi de retrouver ce vieux pote dans « les piqûres de loustic » !

Avant que ne se relève le rideau, et réapparaisse dans un nouveau décor, ce mâle attachant bien qu’attaché, avant que s’exerce sur lui par Mademoiselle Natalia l’autorité que lui a déléguée sa grande copine Marina, je vous invite à un court entracte.
Entracte pendant lequel interviendront pour vous distraire d’autres héroïnes et héros issus de mon imaginaire tordu.

Et maintenant … chuuuuuttttt ! … Laissons-les dormir !





4 commentaires:

Lilly a dit…

La suite est attendue!!!!!!

Eric V. a dit…

Et comment !

Et comme tu l'as prévu, walker, je dénonce solennellement ce SCANDALE qui te fait arrêter ton récit alors même que depuis si longtemps tu nous promets que loustic va être livré à la cruelle Mademoiselle Natalia, et que tu remets toujours à plus tard cette perspective alléchante.

On voit bien désormais qui est le plus sadique !

Walker a dit…

Cher Eric,ta réaction ne me surprend pas ! Mais lis bien ... Je n'ai pas dit qu'il n'y aura pas de suite !Il faut être patient l'ami !
En fait, j'avais écrit une bonne dizaine de chapîtres de la suite de cette histoire. Quand j'ai réouvert mon fichier, il était altéré ... illisible, une suite de caractères carrés ... bref ... perdu !
Alors, agacé, je fais une pause avant de réécrire.
Et puis ... je me sens un peu seul à publier en ce moment.
Je tiens le blog.
Amitiés
Walker

Anonyme a dit…

Walker, tant de choses changent dans une vie, je sais que je n'ai rien dit depuis des semaines (des mois) crois moi il y a des raisons graves. Mais il reste que tu n'as pas fait d'efforts pour me recontacter. C'est peut-etre aussi bien. Continuez a vous amuser. Moi je n'ai plus envie de ces jeux. Mais tu continues a me manquer malgre tout ("Eric" un peu aussi de facon differente).

Lady M.